Je ne sais pas quand toute cette histoire a commencé, mais elle répond à une quête de sens qui ne m’a jamais quitté. A l’entrée dans l’âge adulte, je me demandais déjà si nous n’étions que de grosses éponges aptes à absorber tout ce qui se présentait et dont l’essorage alimentait un cours de vie. Prisonnier des sens, j’en concluais que nous n’étions que le produit de notre environnement, j’affirmais le non sens de la vie et regrettais de ne pas pouvoir regarder la vie comme une vache regarderait un train.

Par contre je me souviens exactement des moments propices dans ma vie où j’ai pu enfin mettre des mots sur cette quête de sens. Alors, j’ai planté au cœur d’une terre apaisée, les germes de cette nouvelle aventure pour une liberté tant espérée. A force de temps, de confiance et d’énergie, petite pousse est devenue grande. Une fleur de Bouddha.

Une aventure Birmane

–> réunit les messages postés au cours de ce voyage en Pays Myanmar (Birmanie)
Le carnet du méditant –> réunit des extraits choisis et commentés de mon carnet de méditant scrupuleusement tenu chaque jour lors de mon séjour au centre de méditation
Ce que je n’ai pas dit –> réunit les commentaires et analyses écrits après mon retour

Ce que je n’ai pas dit – Epilogue

Comme je l’ai déjà dit, l’observation montre que toutes les choses ont un caractère impermanent et changeant, qu’elles sont dépourvues d’une essence stable et immuable. Mais si je souligne les paradoxes entre la réalité et l’idée qu’on s’en fait, je ne remets pas en question l’existence du monde réel et de ses constituants appelés « singuliers réels » (l’objet fleur par exemple) dont nous faisons l’expérience au travers de nos 5 sens.

J’essaie de voir comment se tissent les liens entre la réalité et l’idée de la réalité, entre l’objet et le nom qui l’appelle : quel est le rapport entre la fleur et le nom « fleur », quel rapport entre les singuliers réels et les universaux ?

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Ce que je n’ai pas dit – La fin des confusions

La méditation vient explorer les liens entre le concept et la réalité jusqu’à « séparer » ce qui appartient au domaine du penser de ce qui appartient au domaine du réel. La différence entre la réalité et l’idée de la réalité apparaît alors clairement, et cette simple distinction offre une nouvelle compréhension de soi, des autres et du monde.

La méditation offre une connaissance nouvelle grâce au développement de cette capacité à distinguer, et à l’ l’inverse, l’ignorance nait de l’absence de clairvoyance. Je ne suis alors plus prisonnier des représentations de mon esprit, mon regard peut dépasser ses limites – les limites du penser- et j’ai l’impression de pouvoir observer un monde encore plus vaste.

Je me rends compte à quel point il est difficile de distinguer l’illusion de la réalité, et plus généralement de distinguer le conceptuel du concret : Quand nous agissons, savons nous toujours si nos choix s’inspirent de la réalité ou du rêve éveillé et égocentré dans lequel nous vivons ?

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Ce que je n’ai pas dit – Les limites d’un savoir

Le savoir, la connaissance c’est la capacité à organiser les expériences sensibles.

Nos facultés sensorielles sont  continuellement soumises à des stimuli extérieurs. Chaque vibration sonore, chaque forme visible, chaque objet tangible, chaque odeur viennent frapper à la porte de nos sens générant ainsi autant d’informations qu’il y a de stimulus différents. Mais nous ne prenons conscience que d’une infime fraction de ces informations, nous opérons une sélection sévère selon notre degré de vigilance, mais également selon notre état d’esprit.

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Ce que je n’ai pas dit – L’observation, clef de la libération

La méditation n’est pas une démarche intellectuelle car elle propose d’observer les phénomènes de l’esprit sans les juger et ni les qualifier afin de les laisser dévoiler leur propre nature. Elle ne développe pas une connaissance intellectuelle ni un nouvel ordre du penser, mais plutôt une connaissance intuitive qui se vérifie par et dans l’expérience.

La méditation propose un abord phénoménologique, c’est-à-dire qu’elle choisit pour référence uniquement les phénomènes pouvant être observé directement, évitant toute représentation inaccessible à l’expérience, c’est une « intelligence pratique» plutôt que théorique.

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